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A Dangerous Method
2011 – R.U., Allemagne, Canada, Suisse...
99' – 1,85:1 - Couleur - Dolby Digital
RéalisationDavid Cronenberg
ScénarioChristopher Hampton (adaptation), John Kerr (auteur du livre)
MusiqueHoward Shore
ImagePeter Suschitzky
AvecMichael Fassbender, Keira Knightley, Viggo Mortensen, Vincent Cassel, Sarah Gadon, André Hennicke, Arndt Schwering-Sohnrey…
Fiche IMDBhttps://www.imdb.com/title/tt1571222
Une sale histoire
1977 – France
99' – 1,33:1 - Couleur - Mono – 35mm
RéalisationJean Eustache
ScénarioJean-Noël Picq
SonRoger Letellier
ImagePierre Lhomme et Jacques Renard
AvecMichael Lonsdale, Jean-Noël Picq
Fiche IMDBhttps://www.imdb.com/title/tt0076857
Projection Cinéclub06/12/2023

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A Dangerous Method / Une sale histoire

confessions

En 1977, Jean Eustache réalise Une sale histoire, diptyque d’une cinquantaine de minutes, construit autour du récit d’un homme ayant fait l’expérience du voyeurisme dans les toilettes d’un bar. La partie « document », est la version originale racontée à des amis dans un salon, par Jean-Noël Picq, le véritable narrateur de l’anecdote. Elle est filmée en 16 mm. La partie « fiction » est une mise en scène en 35 mm où le narrateur est joué par Michael Lonsdale.

A Dangerous Method est, quant à lui, réalisé par David Cronenberg en 2011 et raconte la relation que Carl Gustav Jung, pionnier de la psychanalyse a entretenue avec sa patiente Sabina Spielrein, atteinte d’hystérie, avant que celle-ci ne devienne à son tour psychanalyste. Cette relation, taboue dans le domaine de la psychanalyse, va tendre les relations entre Jung et son mentor, Sigmund Freud.

Ces deux films aux contextes et aux sujets différents, se rejoignent cependant sur la place centrale qu’occupent la parole et le récit. Dans les deux cas, la parole se livre à travers des formes de confessions ritualisées : le récit d’une anecdote à des auditeurs attentifs dans le salon bourgeois d’Une sale histoire et les séances de psychanalyse et d’analyse de rêve dans A Dangerous Method. L’accueil de cette parole, c’est-à-dire l’écoute, pose question. Les « confessions » traitent dans les deux films du désir et de la sexualité, mais sont de l’ordre de la perversion et du tabou. Un dilemme moral s’offre alors aux personnages mais également aux spectateurs des films.

Comme le remarque René Prédal dans son analyse d’Une sale histoire, « la “confession” libère peut-être celui qui la fait, mais bloque au contraire ceux qui la reçoivent »11 René Prédal, “Une Sale Histoire : La scandaleuse mise en scène d’une double parole”, dans AMENGUAL Barthélémy (dir.), “Jean Eustache”, Paris, Lettres modernes Minard, Etudes cinématographiques, 1986, p.37. Comment recevoir cette parole ? Quelles places occupent la moralité, la morale, et le jugement, dans l’écoute lorsqu’elle est confrontée aux pulsions, à la perversion ou à l’immoralité, et plus particulièrement à notre époque ou les questions liées au genre sont plus centrales que jamais ? 

Roman Delmas
UNE SALE HISTOIRE de JEAN EUSTACHE - extrait / bande-annonce / trailer
  • 1
    1 René Prédal, “Une Sale Histoire : La scandaleuse mise en scène d’une double parole”, dans AMENGUAL Barthélémy (dir.), “Jean Eustache”, Paris, Lettres modernes Minard, Etudes cinématographiques, 1986, p.37
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