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1966 – Grande-Bretagne/Italie
111' – 1,66:1 - Couleur - Mono - 35mm
RéalisationMichelangelo Antonioni
ScénarioMichelangelo Antonioni, Tonino Guerra, d’après la nouvelle Las Babas del diablo de Julio Cortàzar
MusiqueHerbie Hancock
ImageCarlo Di Palma, Alfio Contini
AvecDavid Hemmings, Vanessa Redgrave, Sarah Miles, John Castle
Fiche IMDBhttp://www.imdb.com/title/tt0060176/
Projection Cinéclub28/10/2015 à 12h45

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Blow Up

Blow-up est un film entièrement tourné vers le concept de vision : Antonioni offre plusieurs pistes de réflexions sur ce sujet, à travers le problème de, pour reprendre ses propos, « voir juste ou ne pas voir la juste valeur des choses ».1BJOKMAN Stig, « Antonioni à la mode anglaise », in Les Cahiers du cinéma, n°186, janvier 1967, p. 14.

Thomas, est photographe. Après avoir capturé quelques clichés d’un couple enlacé dans un parc il découvre, dans ses propres images, par la technique de l’agrandissement (en anglais : blow- up), un cadavre. Cette découverte provoque en lui une véritable « fascination, qu’exerce le fait de voir, de montrer et surtout de révéler une partie de la réalité »2MOULLET Luc, « Blow up de Michelangelo Antonioni, Grande-Bretagne », in Les Cahiers du cinéma, n°191, juin 1967, p. 48. . Thomas devient un voyeur au-delà du simple exhibitionnisme – les modèles nues posant pour le photographe pouvant être perçues comme tel – en cherchant à « voir autrement ». Il cherche « à voir au-delà de l’objet et à percevoir l’invisible ».3MANDOLINI Carlo, « Blow up : ouvrir les yeux », in Séquences : la revue de cinéma, n°251, 2001, p. 25.

Ainsi, « voir juste » nécessiterait une déformation de l’objet perçu, celui-ci étant, d’une manière générale, la réalité. Antonioni souhaitait justement « recréer la réalité sous une forme abstraite »4BJOKMAN Stig, « Antonioni à la mode anglaise », in Les Cahiers du cinéma, n°186, janvier 1967, p. 14. . Or le phénomène de l’agrandissement, parce qu’il permet « d’exploser la vision » (5) redonne à la réalité toute son abstraction. C’est bien une photographie abstraite que l’on obtient, après l’avoir agrandie à son maximum, mais c’est précisément elle qui révèle « la face cachée ou l’invisible essence »5ROBIC Jean-François, Blow up, une seconde vue : essai sur la complexité filmique, Collection « Esthétiques », ed. L’Harmattan, Paris, 2012, p. 188. de la réalité, que l’œil humain ne parvient pas toujours à percevoir mais que la caméra d’Antonioni révèle.

Anouk Levoyer
Blow-Up Trailer 1966 Extended Version
  • 1
    BJOKMAN Stig, « Antonioni à la mode anglaise », in Les Cahiers du cinéma, n°186, janvier 1967, p. 14.
  • 2
    MOULLET Luc, « Blow up de Michelangelo Antonioni, Grande-Bretagne », in Les Cahiers du cinéma, n°191, juin 1967, p. 48.
  • 3
    MANDOLINI Carlo, « Blow up : ouvrir les yeux », in Séquences : la revue de cinéma, n°251, 2001, p. 25.
  • 4
    BJOKMAN Stig, « Antonioni à la mode anglaise », in Les Cahiers du cinéma, n°186, janvier 1967, p. 14.
  • 5
    ROBIC Jean-François, Blow up, une seconde vue : essai sur la complexité filmique, Collection « Esthétiques », ed. L’Harmattan, Paris, 2012, p. 188.
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