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In the Mood for Love de Wong Kar-Wai

Il se souvient des années passées comme s’il regardait au travers d’une fenêtre poussiéreuse, le passé est quelque chose qu’il peut voir, mais pas toucher. Et tout ce qu’il aperçoit est flou et indistinct. »

Ainsi se termine In the Mood for Love de Wong Kar-Wai. Par cet intertitre final il résume la thématique de l’œuvre, traitée avec mélancholie et lyrisme. La dimension imperceptible du temps qui passe, son inévitabilité et sa fatalité, mais aussi et surtout, l’essence éphémère des passions et des rapports humains. Tout le long du film Wong Kar-Wai nous a hypnotisés, il nous a fait glisser lentement et subtilement dans une spirale d’instants quotidiens des personnages : Mme Chan et Mr Chow. Mais il est alors légitime de se demander à travers quels procédés esthétiques Wong Kar Wai et ses chefs opérateurs (Christopher Doyle, Pung-Leung Kwan et Ping Bin Lee) nourrissent ils la narration et la réflexion ? En premier lieu, nous allons étudier comment le réalisateur crée une atmosphère particulière, ancrée dans une routine oppressante. Ensuite, le rôle du flou dans l’œuvre ; et enfin nous allons analyser la relation entre le mobile et l’immobile. Nous allons illustrer notre étude en prenant l’exemple de deux extraits du film, l’un allant de 43 minutes et 30 secondes jusqu’à la 46ème minute ; et l’autre de 55 minutes 40 secondes à 57 minutes 5 secondes.

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