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Portrait of Jason (1967), Shirley Clarke Minh, technicien au STM, vous conseille...

PORTRAIT OF JASON - first restored clip

Les salles de cinéma rouvrent pour rejeter en plein visage le bouchon de films bloqués dans les tuyaux depuis des mois. Titres et films mensongers qui n’affichent même plus leur désir de réalité ni de réel (ainsi le mal nommé « Adieu les cons »). Dans ces villes en forme d’autoroutes jonchées d’aspirateurs en forme d’autos, on nous sert le sempiternel « grand embouteillage de plus de 400 films » : de superhéros devenus mondiaux.

On a pu croire un temps, rassuriste, à la suspension de la Culture. Or il a suffi à M. de permettre puis à nous d’accourir (« les consommateurs seront-ils au rendez-vous ? »). Les mêmes épaves et les mêmes ruines reçues cinq sur cinq notées cent sur cent dans plus de 5000 salles identiquement variées.

1 000 000 d’auditeurs plus tard, notre postmodernité, quant à elle, nous assène sans frémir et c’est le plus effrayant, que « l’enjeu des imaginaires est capital ». Que l’ : « on porte en nous des idées radioactives, qui ouvrent ensuite des perspectives nouvelles de récits et de fictions, pour créer de nouveaux mythes ».

Esthètes sensibles sniffant nos pots d’échappement rouillés en rêvant de la planète Mars, nous n’avons que trop de choix.



Disque verni dort dans un rayonnage de bibliothèque, c’est la reproduction d’un film. Si « Portrait of Jason » nous fait du bien, c’est que par un minimum de moyens, un homme, Jason Holliday (face caméra), soutenu par Shirley Clarke & consort (hors champ), défie notre regard, et avec lui le monde entier, par sa compagnie simple, rugueuse, maximale.

Minh Sourintha

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