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Aguirre, der Zorn Gattes
1972 – Allemagne
93' – 1,37:1 - Couleur - Mono - 35mm
RéalisationWerner Herzog
ScénarioWerner Herzog
MusiquePopol Vuh
ImageThomas Mauch
AvecKlaus Kin­ski, Helena Rojo, Ruy Guerra, Del Negro, Peter Berling...
Fiche IMDBhttp://www.imdb.com/title/tt0068182
Projection Cinéclub21/03/2012 à 12h45

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Aguirre, la colère de Dieu

Aguirre, la colère de Dieu, marque le début de la légendaire collaboration entre le réalisateur allemand Werner Herzog et l’acteur Klaus Kinski. Le film met en scène le récit du journal tenu par le prêtre Don Gaspar de Carvajal narrant l’expédition de conquistadores espagnols à la recherche de l’El­dorado en 1560. Le lieutenant Don Lope de Aguirre est inter­prété par «Klaus Kinski, acteur allemand, voué pendant des années aux films d ‘horreurs ou aux westerns spaghettis »1Jean de Baroncelli, Le Monde, 01/03/1975. , déclencheur de la mutinerie qui entraînera les personnages à leur perte.

Le tournage est monumental et difficile, Herzog, dans la jungle amazonienne «fait venir de seize pays, casca­deurs, techniciens, acteurs, et parmi eux l’insupportable Klaus Kinski, qui doit tenir le rôle d’Aguirre. Durant le tournage, les deux hommes iront jusqu ‘à se menacer avec les armes, après avoir échangé les pires insultes. Herzog traite Kinski d’hys­térique dangereux et Kinski n’appelle son metteur en scène qu’Hitler. »2Jean-Dominique Bauby , « À la découverte de Werner Herzog, Conquistador de l’image », Le Quotidien de Paris, 25/02/1975. Malgré leurs violentes disputes, Kinski qui alors était « célèbre pour ses extravagances » le « sera désormais pour son talent. Avec ses cheveux poisseux, son visage livide, ses yeux d’un bleu vitreux, sa démarche de crabe, ses ricanements et ses hurlements, il eût suffi d’un rien, dans Aguirre, pour qu’il soit grotesque. Or il est fantastique. La cruauté, la démence, la dérision, qui émane de son personnage, communiquent au film une force incomparable. »3Jean de Baroncelli, Le Monde, 01/03/1975. Herzog avoue que « la perfection qu’il [Klaus Kinski] atteint est totale. »4Propos de Werner Herzog recueillis par Noël Simsolo, L’Écran n°35, avril 1975, p. 64.

Leurs rapports teintés de haine et d’admiration mutuelle sont évoqués dans le documentaire Ennemis Intimes (1998), réa­lisé par Herzog après la mort de l’acteur en 1991.

Céline Pluquet
Aguirre, Wrath of God (1972) - trailer
  • 1
    Jean de Baroncelli, Le Monde, 01/03/1975.
  • 2
    Jean-Dominique Bauby , « À la découverte de Werner Herzog, Conquistador de l’image », Le Quotidien de Paris, 25/02/1975.
  • 3
    Jean de Baroncelli, Le Monde, 01/03/1975.
  • 4
    Propos de Werner Herzog recueillis par Noël Simsolo, L’Écran n°35, avril 1975, p. 64.
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