Mad Max : Fury Road


2015 – USA
120' – 2,35:1 - Couleur - Dolby Digital - DCinema
Date de sortie USA : 7 mai 2015
Date de sortie France : 14 mai 2015
Réalisation : George Miller
Scénario : George Miller, Brendan McCarthy, Nick Lathouris
Musique : Junkie XL
Image : John Seale
Avec : Tom Hardy, Charlize Theron, Hugh Keays-Byrne, Nicholas Hoult, Rosie Huntington-Whiteley, Riley Keough, Abbey Lee Kershaw, Zoë Kravitz...
Fiche Imdb : https://www.imdb.com/title/tt1392190/
Projection au ciné-club le 13/11/2019

Réalisé par l’australien George Miller en 2015 avec Tom Hardy et Charlize Theron dans les rôles principaux, Mad Max : Fury Road est le 4ème film de l’opus Mad Max. Il rencontre à sa sortie un grand succès et est récompensé à Hollywood par six Oscars.

Le film représente précisément ce que Claudine Eizykman appelle le cinéma NRI. Il incarne au plus haut point le dispositif de production industriel, le système de diffusion mondialisé, pour tout dire, le cinéma commercial. Le film, bien culturel, est aussi un produit. Il repose et contribue à instituer au cinéma le régime des images représentatives et narratives.

Pour autant, la série Mad Max se démarque des codes du film d’action typique. Difficilement classable dans un seul genre, il est plutôt un mélange entre western progressiste, film de course poursuite, road-movie, science-fiction post-apocalyptique ou post-nuke. C’est un objet spécifique qui a créé sa propre esthétique : « pour l’essentiel, le film de Miller met en scène, dans un décor routier aux abords désertiques, d’impressionnantes courses-poursuites entre flics et voyous, véritables symphonies de moteurs dont la vitesse et l’intensité portent l’image à ébullition »11 MACHERET Mathieu, «Mad Max reprend la route», Culture et idées, 16 mai 2015, consulté le 20 Mars 2019. . C’est cette gestion des intensités qui ici nous intéresse. Le film n’est qu’une course éperdue dont le prétexte, anecdotique, se perd. Il est finalement tout entier focalisé sur la libération de ses énergies internes, qui est finalement l’objet même du film.

Dominika Simakova

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