Avant-garde des années 20

Rythm 21
1921 – Allemagne
7′ – N&B
Réalisation : Hans Richter
Symphonie Diagonale
1921 – Suède
3’30 – N&B
Réalisation : Viking Eggeling
Opus 1
1921 – Allemagne
13′ – Couleur – Sonore
Réalisation : Walter Ruttman
Le Retour à la raison
1923 – France
3′ – N&B – Silencieux
Réalisation : Man Ray
Le Ballet mécanique
1924 – France
17′ – N&B – Silencieux
Réalisation : Fernand Léger
Jeux des reflets et de la vitesse
1923-25 – France
6′ – N&B – Silencieux
Réalisation : Henri Chomette
Anemic Cinema
1925 – France
6′ – N&B – Silencieux
Réalisation : Marcel Duchamp
Faits divers
1926 – France
17′ – N&B – Silencieux
Réalisation : Claude Autant Lara
Projection au ciné-club le 30/10/2019

L’avant-garde des années 1920 est un courant cinématographique qui apparaît en France et en Europe au lendemain de la Grande Guerre. Comme le sous-entend le terme, il s’agit d’un mouvement rassemblant des cinéastes qui militent pour la légitimation du cinéma comme art. Ils se proclament indépendants du cinéma traditionnel narratif et industriel et se positionnent en précurseurs d’artistes complets à venir. L’existence de l’avant-garde a été conditionnée par l’apparition des ciné-clubs et des salles de cinéma spécialisées, des revues, des journaux mais également de mécènes dans ces mêmes années 1920. Les premiers critiques et théoriciens tels que Riciotto Canudo ou Louis Delluc sont étroitement liés à ce mouvement.

La plupart des films présentés lors de cette séance sont constitutifs des courants artistiques modernes de cette époque. Des animations abstraites de Hans Richter, Victor Eggeling ou Walter Ruttmann, à la recherche d’une symphonie visuelle inspirés des travaux de Kandinsky, aux films dadaïstes de Man Ray et Marcel Duchamp, les œuvres sont des charges appuyées contre l’art classique, la morale ou encore la société. Ils partent à la recherche d’un art pur et autonome, à l’instar des films de Fernand Léger et Henri Chomette. Enfin, ils remettent en question les conventions narratives par une série d’innovations artistiques, comme Henri Storck qui réalise, en collaboration avec Charles Dekeukeleire, un documentaire lyrique et expérimental, ou Claude Autant-Lara lors de sa première réalisation.

Dominika Simakova

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