Corps burlesque

Calino a mangé du cheval
1908 – France
7′ – N&B – Muet
Réalisation : Roméo Bosetti
Avec : Paul Bertho
Anthème avale sa clarinette
1912 – France
4′ – N&B – Muet
Réalisation : Ernest Servaes
Avec : Ernest Servaes
Boireau et la gigolette
1912 – France
13′ – N&B – Muet
Réalisation : Jean Durand
Avec : André Deed, Valentina Frascaroli
Charlot patine (The Rink)
1916 – USA
25′ – N&B – Muet
Réalisation : Charles Chaplin
Scénario : Charles Chaplin
Avec : Charles Chaplin, Edna Purvidance, James Kelley, Eric Campbell
La Voisine de Malec (Neighbors)
1920 – USA
17′ – N&B – Muet
Réalisation : Buster Keaton, Edward Cline
Avec : Buster Keaton, Virginia Fox, Joe Roberts
Oeil pour oeil (Big Business)
1929 – USA
25′ – N&B – Muet
Réalisation : Léo McCarey
Avec : Stan Laurel, Oliver Hardy
Projection au ciné-club le 01/02/2017

Le burlesque est un registre appartenant au genre co­mique. Son nom est emprunté de l’italien burlesco, venant de burla « farce, plaisanterie ». Le burlesque connaît son âge d’or entre les années 1910 et les années 1930.

La moitié des films français produits dans les années 1910 sont des « scènes comiques » dont une grande part de la réalisation provient des maisons Pathé ou Gaumont. Des réali­sateurs comme Jean Durand ou encore Roméo Bosetti, créent un nouveau genre comique, autour de personnages comme Ca­lino ou Boireau.

Le corps est l’outil principal de l’acteur burlesque. C’est un corps soumis aux tensions, aux déséquilibres et aux chutes mais qui résiste malgré tout aux pires expériences. « Le déséqui­libre inhérent à cette posture grotesque se traduit souvent par une accélération du corps, qui vu l’étroitesse de certains lieux, peut conduire à la catastrophe »(1).

Ce corps domine l’image et l’espace, tel un Charlot, vir­tuose des patins dans Charlot patine ou encore un Boireau frap­pé, pendu puis jeté dans un puits dans Boireau et la gigolette. D’abord victime, il devient bourreau en chassant ceux qui lui veulent du mal pour finalement s’imposer en maître.

L’acteur burlesque est donc un « acrobate [qui] reste maître de son corps et développe des prodiges de souplesse et de dynamisme […]. Il s’agit à proprement parler d’un corps ci­nématique » (2).

Célia Charkaoui Sedille
(1) « D’Ernest Bourbon à Onésime, naissance d’un personnage comique», Cahiers du cinéma, n°63-64, décembre 1995 (2) Ibid.

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