The shop around the corner

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Projection au ciné-club le [types field= »cc_date_projection » style= »text » format= »d/m/Y »][/types]

Ernst Lubitsch, réalisateur extrêmement prolifique, signe avec The Shop Around the Corner l’un de ses derniers films. La fameuse « Lubitsch touch », ce style inimitable à la fois léger, acide, ironique et délicat, y est une nouvelle fois mani­feste. Cependant le réalisateur abandonne ici les milieux aisés qu’il affectionne d’ordinaire, pour un cadre plus populaire (un modeste commerce de maroquinerie à Budapest), étant alors convaincu que les spectateurs veulent « voir des histoires qui aient un rapport avec leur propre vie. » (1)

La rencontre que dépeint le film est double, à la fois réelle et virtuelle : dans cette boutique au coin de la rue, une vendeuse, Clara (Margaret Sul­livan), et un chef de rayon, Kralik (James Stewart), ennemis jurés sur leur lieu de travail, entretiennent sans le savoir une relation amoureuse par courrier. Lubitsch explore ainsi d’une manière nouvelle un thème qu’il affectionne particulièrement, celui du triangle amoureux. Kralik, découvrant que la femme dont il s’est épris par écrit n’est autre que Clara, voit sa propre personnalité épistolaire se changer en rival d’un genre nouveau. En somme, c’est l’amour comme prise de conscience qui est mis en lumière, la véritable rencontre amoureuse ne pouvant survenir, ici, qu’une fois écarté tout préjugé, dépassée toute connaissance superficielle de l’autre.

Le « meilleur film » (2) de Lubitsch (comme il le déclara lui-même) rencontra un succès modeste sur les écrans américains et européens ; en France, après une sortie peu remarquée en août 1945, il fut redécouvert en 1985, enthousiasmant public et critique.

Hervé Deswattenne
(1) Propos de Ernst Lubitsch, in Jean Narboni et Bernard Eisenschitz, Ernst Lubitsch, Paris, Editions Cahiers du cinéma / Cinémathèque française, 1985, p. 51.
(2) Propos de Ernst Lubitsch en avril 1947, cités par Louis Marcorelles, « Carrefour des vanités », Le Monde, 16/10/1985.

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