Nous avons gagné ce soir

The Set-up
1949 – USA
72' – 1,37:1 - N&B - Mono - 35mm
Date de sortie USA : 29 mars 1949
Date de sortie France : 14 octobre 1949
Réalisation : Robert Wise
Scénario : Art Cohn, d'après le poème de Jo­seph Moncure March
Musique : Constantin Bakaleinikoff
Image : Milton R. Krasner
Avec : Robert Ryan, Audrey Totter, George Tobias, Alan Baxter, Wallace Ford, Percy Helton, James Edwards...
Fiche Imdb : http://www.imdb.com/title/tt0041859/
Projection au ciné-club le 04/01/2012

Après avoir été le monteur d’Orson Welles (Citizen Kane, 1940, La Splendeur des Amberson, 1941), Robert Wise prend la place de Gunther von Fritsh pour la réalisation de La Malédiction des hommes-chats en 1943. Il réalise son premier film en 1946 pour la RKO (Né pour tuer) après quelques épisodes de série B. Sa renommée commence trois ans plus tard avec Nous avons gagné ce soir, qui lui per­met de remporter le prix de la critique au Festival de Cannes en 1950. Il réalisera ensuite des œuvres reconnues et récompensées, telles que West Side Story (1960), et La Mélodie du Bonheur (1964).

Dans Nous avons gagné ce soir, Bill «Stocker » Thompson (Robert Ryan), boxeur en fin de car­rière, va disputer son dernier combat. Le match est truqué, il doit donc se « coucher » pour laisser son jeune adversaire, alors en pleine ascension, gagner. Il combattra malgré tout. Le film est centré sur la rencontre sportive, il « dure le temps de l’action, il se situe dans les abords immédiats du ring où se déroulera le combat décisif. » (1)

A la sortie du film, la boxe était un sujet récurrent dans le cinéma, mais Nous avons gagné ce soir est « l’accomplissement, dans un style presque parfait, d’un genre assez limité (le film de boxe) qui n’avait pas encore donné son chef d’œuvre. » (2) Ce film a inspiré Martin Scorsese pour les scènes de combat de Raging Bull (1980), il ressort également en 1983 en même temps que Rocky III de Sylvester Stallone, où il semble « très éloigné des grosses productions à la Rocky, mais [qui] en dit tout autant avec cent fois moins de moyens. » (3)

Noémie Gressin
(1) Gilbert Salachas, Télérama, 19/10/1983
(2) Georges Sadoul, « Au fond d’une noire impasse », Les Lettres Françaises, Paris, 27/10/1949
(3) Robert Chazal, France Soir, 26/10/1983

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